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Actualités économie, finance, sociétés en Chine et Hong Kong

Accord entre la France et Hong Kong dans le domaine du vin

Le ministre français de l’Agriculture Michel Barnier a signé mardi un protocole d’accord de coopération dans le domaine du vin avec Hong Kong, dont la France est le premier fournisseur.

L'accord-cadre a été paraphé par Rita Lau, la ministre du Commerce et du développement économique de Hong Kong. Ce partenariat vise essentiellement à promouvoir les investissements et à encourager le développement de liens entre les entreprises.
D'ici à 2011, la consommation de vin devrait doubler en Asie, progressant huit fois plus vite que dans le reste du monde, selon les professionnels du secteur.

Source: AFP

L'économie de Hong Kong a crû de 4,2% pendant le deuxième trimestre

L'économie de la Région administrative spéciale de Hongkong a crû de 5,8% pendant la première moitié de l'année, avec une croissance de 4,2% du PIB pendant le deuxième trimestre. Les économistes hongkongais estiment que la croissance pour la deuxième moitié de l'année sera plus modérée et devrait atteindre, comme prévu, 4 à 5 pourcent pour l'ensemble de 2008. Selon les responsables hongkongais, l'environnement international devient de plus en plus compétitif. L'économie mondiale fonctionne au ralenti, et les turbulences financières persistantes et l'inflation en hausse dans les pays asiatiques auront un impact négatif sur la région.

Source: CCTV

Hong-Kong: aux portes d'un marché immense

Tout va vite dans cette ville. La circulation, les affaires, même les rendez-vous défilent à vive allure... Mais Mike Rowse, lui, prend tout son temps et une grande respiration avant de répondre à notre question: "Hong-Kong, dépassée? Ceux qui disent ça sont des ignorants!" lâche-t-il sèchement, visiblement piqué au vif.

Le directeur d'Invest Hong Kong, une société d'État qui aide les investisseurs à s'implanter dans la région, n'est pas le seul à dénoncer le discours de certains spécialistes de l'Asie qui affirment que la ville a perdu de son lustre et qu'elle n'est plus la porte d'entrée pour faire des affaires en Chine continentale. Bernard Pouliot, président et cofondateur de Quam, une société de services d'investissement de Hong-Kong, partage son opinion. "C'est une grossière erreur d'analyse", dit-il en insistant bien sur chaque mot.

"Notre ville est encore plus importante aujourd'hui, affirme pour sa part le ministre de Finances de Hong-Kong, John Tsang. Il y a des plus en plus de gens qui viennent ici pour faire des affaires avec la Chine !"

Les multinationales peuvent se passer de Hong-Kong, mais pas les PME

La plupart des intervenants que nous avons rencontrés admettent toutefois que les grandes entreprises étrangères ont moins besoin de transiter par Hong-Kong pour aller en Chine.

Ainsi, même si le droit des affaires n'y est pas toujours clair, les grandes sociétés peuvent survivre dans le "Far East" chinois. Elles s'appuient sur leurs importantes ressources humaines et matérielles, sans parler de leurs contacts politiques.

Mais c'est loin d'être le cas pour les PME. Leur faible notoriété et leurs moyens restreints les exposent à se cassent les dents, voire à faire faillite. "On remplirait un cimetière avec les entreprises à qui s'est arrivé", confie Bernard Pouliot.

Celles-ci auraient donc tout intérêt à entrer en Chine par Hong-Kong. Un environnement d'affaires prévisible et dynamique, c'est la carte que joue l'archipel aujourd'hui pour convaincre les entreprises et les investisseurs étrangers qu'elle est encore un formidable tremplin pour brasser des affaires en Chine.

Depuis 1997, l'ancienne colonie britannique a dû se repositionner pour faire face à la montée en puissance de la Chine continentale. Avec ses 7 millions d'habitants, Hong-Kong pèse peu face au 1,3 milliard de Chinois et aux mégapoles comme Shanghai.

Malgré tout, elle demeure une importante plaque tournante commerciale en Asie, que ce soit en matière d'impartition, de distribution ou de gestion de chaînes d'approvisionnement internationales.

Et pas seulement pour les entreprises étrangères, précise Nicholas Kwan, directeur de la recherche, Asie, de la banque britannique Standard Chartered. "Les Chinois passent de plus en plus par Hong-Kong pour vendre leurs produits à l'étranger."

Les avantages de New York et de Londres, mais en Chine

Hong-Kong est aussi une des trois principales places financières de la planète, aux côtés de New York et de Londres. En janvier, le magazine Time consacrait d'ailleurs un dossier à ces trois mégapoles interconnectées, en titrant à la une "Ny-lon-kong".

La puissance financière est l'atout de taille de Hong-Kong. Bien qu'elle soit retournée dans le giron de la Chine communiste, la ville a les caractéristiques des grandes places financières internationales : une monnaie convertible et aucun frein à la mobilité des capitaux; un système bancaire privé; une libre circulation de l'information; et un système juridique indépendant qui protège la propriété privée.

La présence d'un système juridique indépendant, inspiré, comme au Canada, de la common law britannique, est fondamentale pour les gens d'affaires. "Si une entreprise a un litige commercial à Hong-Kong, elle va simplement devant les tribunaux", dit Kishore K. Sakhrani, directeur de ICS Trust Asia, une firme de consultants de Hong-Kong qui aide les entreprises à s'établir là-bas.

En Chine continentale, le recours aux tribunaux est un pari risqué. Les cours de justice n'y sont pas indépendantes : elles sont régulièrement soumises à diverses pressions politiques, surtout en dehors des grandes villes.

Une des sociétés les plus efficaces et compétitives du monde

L'administration publique que Hong-Kong est aussi beaucoup plus rapide et efficace que celle du reste de la Chine. Ainsi, un entrepreneur peut y obtenir toutes les autorisations pour lancer une entreprise en deux semaines. "En Chine continentale, ça peut prendre plus d'un an", dit le directeur de ICS Trust Asia. "C'est vraiment facile de lancer une entreprise", confirme Vincent Gauthier, directeur de I-Scream, un fabricant de crème glacée haut de gamme.

On constate cette efficacité dans l'ensemble de l'économie, du chargement-déchargement des conteneurs au port de Hong-Kong (un des plus importants du monde) à la réalisation des projets d'infrastructure en passant par la gestion des transports en commun.

" C'est une des villes les plus effi caces au monde, dit Michel Lahaie, président et fondateur d'Axiom Investment Management, une firme d'investissement et de gestion de fortune. Même le traitement des bagages à l'aéroport de Hong-Kong se fait plus vite qu'ailleurs, surtout par rapport aux aéroports canadiens !"

Cette économie est aussi une des plus compétitives au monde, sans parler de son approche visiblement favorable à l'entreprise en matière de fiscalité. Ainsi, à Hong-Kong, seuls sont imposables les bénéfices des sociétés (taux de 16,5 %), les salaires (taux maximal de 15 %) et les revenus issus de la location des biens immobiliers. Par conséquent, il n'y a pas d'impôt sur l'achat de biens et de services ni sur les gains en capital et les dividendes. Ce qui fait de Hong-Kong une des économies développées les moins imposées au monde, selon Invest Hong Kong.

Cette ville internationale attire aussi les talents du monde entier, de sorte qu'elle regroupe des experts dans plusieurs domaines pointus. "Je trouve ici des analystes financiers qui peuvent suivre simultanément des titres d'entreprises coréennes et indonésiennes. On ne trouve pas ça ailleurs", dit Vincent Duhamel, directeur, gestion de portefeuilles de Goldman Sachs Asia, à Hong-Kong.

Exception culturelle

La culture d'affaires de Hong-Kong est aussi unique. Ni occidentale ni chinoise, elle est plutôt internationale, mais avec une touche bien asiatique. "Si vous voulez y implanter une entreprise, embauchez un bon gestionnaire local !" conseille d'ailleurs Allan Zeman, un homme d'affaires originaire de Montréal aujourd'hui bien en vue à Hong-Kong.

"Il faut aussi être bien préparé, et surtout, avoir quelque chose de différent à offrir", dit pour sa part Victor Apps, président de Manulife à Hong-Kong et président de la Chambre de commerce du Canada à Hong-Kong. Un entrepreneur mal préparé n'aura sans doute pas de deuxième chance.

Il faut avoir un projet bien ficelé, confirme Bernard Pouliot. "Les Hong-Kongais sont compétents et sérieux, dit-il. Ils ne veulent pas faire affaire avec des beaux parleurs." Cela dit, les gens d'affaires qui veulent s'implanter à Hong-Kong ne doivent pas viser trop haut au départ, ajoute-t-il.

Tout va vite dans cette ville. Et le temps, c'est de l'argent... sans doute plus que nulle part ailleurs dans le monde.

Source: Les Affaires

Hong Kong: PIB +7,1% au 1er trimestre 2008

Malgré un contexte global défavorable, Hong Kong a continué de connaître une croissance économique importante pendant le premier trimestre, avec une augmentation de 7,1% de son PIB.  Selon le département des Services d'Information du gouvernement hongkongais, les exportations de marchandises ont augmenté de 8,3% pendant le premier trimestre grâce au soutien de la partie continentale de Chine et d'autres organisations économiques, et à l'expansion du marché de l'UE. Les exportations de service ont augmenté de 10,8%, grâce au développement des services financiers, à la croissance des échanges internationaux et au tourisme régional.

Source: CCTV

Compétitivité: les Etats-Unis, Singapour et Hong Kong restent les entités les plus compétitives au monde

Les Etats-Unis, Singapour et Hong  Kong restent cette année les trois premières entités économiques les plus compétitives au monde, selon le dernier classement établi et publié jeudi par l'Institut for Management Developpement (IMD), basé à Lausanne. 

Pour la quinzième année consécutive, les Etats-Unis occupent la première place mondiale de ce classement composé de 55 pays ou  régions. Toutefois, selon un responsable de l'IMD, ce classement,  étant basé sur des données datant de 2007, ne tient pas compte des problèmes récemment rencontrés par les Etats-Unis sur les marchés financiers.  

Comme c'était le cas lors du précédent classement, Singapour et Hong Kong se trouvent juste derrière les Etats-Unis. La Suisse grimpe deux échelons et prend la quatrième place devant le Luxembourg. Danemark, Australie, Canada, Suède, Pays-Bas occupent respectivement de la 6e à la 10e places du classement. 

En Asie, parmi les pays les plus compétitifs figurent notamment la Chine (17), la Malaisie (19), le Japon (22) et l'Inde (29).

Source: Xinhua

Hong Kong dépend moins de l'économie américaine

Henry Tang, numéro deux de l'administration de Hong Kong depuis juillet 2007, est en visite à Paris du lundi 12 au mercredi 14 mai. Dans un contexte de tensions entre Paris et Pékin suscitées par les émeutes au Tibet, M. Tang revendique le statut à part de Hong Kong, rattachée à la Chine depuis 1997 mais bénéficiant d'une relative autonomie économique et politique, et tente de rassurer les investisseurs européens.

Avez-vous décidé d'effectuer cette visite en Europe après la crise au Tibet ? Devez-vous en rendre compte à Pékin ?

Nous avions prévu de venir à Paris, Bruxelles et Milan avant le début des émeutes au Tibet et la vague de contestation liée aux Jeux olympiques. De plus, pour ce type de déplacement, nous n'avons pas à demander la permission aux autorités de Pékin. Il est cependant vrai que ce sujet et les relations entre la Chine et le Tibet intéressent souvent mes interlocuteurs. Je leur rappelle juste que le Tibet est une partie de la Chine depuis très longtemps.

Les restrictions imposées par la Chine sur les visas pour limiter les entrées sur son territoire durant les Jeux olympiques touchent aussi les hommes d'affaires non chinois de Hong Kong. Est-ce la fin de votre modèle "un pays, deux systèmes" ?

Non, nous conservons notre spécificité. Dès que nous avons appris la mise en place de cette mesure qui empêchait, d'un coup en effet, des hommes d'affaires ayant leur siège à Hong Kong de visiter aussi souvent qu'ils le voulaient leur usine dans le reste du pays, nous avons pris contact avec le ministre des affaires étrangères chinois. Nous lui avons dit que cette mesure nous faisait du tort, qu'elle allait contre nos intérêts et que la liberté de déplacement pour la communauté d'affaires était un vrai besoin.

Nous ne pouvons pas aller contre la loi de notre pays, mais nous avons obtenu, voilà deux semaines, un examen compréhensif des demandes dès lors que les intéressés peuvent démontrer le bien-fondé de leur visite, même fréquente. De plus, ces restrictions seront réévaluées en octobre, soit après la fin des Jeux olympiques.

Votre visite fait suite à celles de hauts dirigeants de Shanghai et de Taiwan en Europe. La place financière de Hong Kong souffre-t-elle de la compétition de ces places émergentes ?

La compétition est une bonne chose. C'est pour nous l'occasion de souligner notre avantage compétitif. Hong Kong a toujours été la porte d'entrée privilégiée des investisseurs occidentaux en Chine, du fait de notre système, la "Rule of Law" (droit hérité du système britannique), de son indépendance, de sa transparence... Les investisseurs sont familiers de ce système: 6 000 compagnies étrangères sont déjà établies à Hong Kong. Les produits que nous proposons restent meilleurs que ce qu'offrent Shanghai ou Taiwan. Nous avons encore de l'avance dans ce domaine.

L'économie de Hong Kong n'est-elle pas, plus durement qu'ailleurs en Asie, ébranlée par la crise des subprimes ?

Au cours des quatre dernières années, la croissance à Hong Kong a été de 7,2 % par an. Cette croissance exceptionnelle est notamment le fruit de notre coopération renforcée avec la Chine continentale.

Ce nouvel équilibre nous rend moins dépendants de l'économie américaine que par le passé, même si les Etats-Unis restent notre troisième partenaire commercial. Cela explique que notre système bancaire soit en bonne santé malgré la crise des subprimes. Aujourd'hui, les banques de Hong Kong, comme HSBC, ont dû passer des provisions à cause de la crise sans toutefois se mettre en danger. Mais nous restons vigilants.

En étant plus proches de la Chine, vous subissez un autre travers: l'inflation, là-bas, a dépassé les 8,5 % en avril.

L'inflation est le prix à payer de ces années de forte croissance. A Hong Kong, la hausse des prix, de 4 % cette année, est moins élevée qu'en Chine, mais c'est une préoccupation. Cette inflation est liée aux produits alimentaires que nous importons de Chine, le riz, le porc... car nous n'avons pas d'agriculture. Aujourd'hui, nous tentons d'aider les populations qui en font les frais, mais nous ne nous attendons pas à des mesures drastiques de la part de la Chine pour corriger ce phénomène.

Avez-vous des projets économiques spécifiques avec la France ?

Notre objectif est avant tout de consolider et de renforcer les relations entre Hong Kong, la France et plus globalement l'Europe, notre deuxième partenaire commercial, en rencontrant les différents ministres et responsables des affaires économiques.

Nous souhaitons, en particulier, nous entretenir avec la France de notre projet culturel, le "West Kowloon Cultural Development". Un complexe de 40 hectares dont la première phase de construction pourrait s'achever vers 2014-2015 pour un budget total estimé à 21,6 milliards de dollars hongkongais (1,8 milliard d'euros). Ce complexe sera entièrement dédié à la culture. Or l'art français est très populaire chez nous. Nous avons déjà un partenariat avec le Musée Guimet à Paris. Nous aimerions le prolonger et mettre aussi en place des échanges avec ce musée et le Centre Pompidou, auxquels nous pourrions proposer nos oeuvres.

Vous allez aussi rencontrer Michel Barnier, ministre de l'agriculture...

Nous avons supprimé l'intégralité des taxes sur le vin et la bière. Nous voulons développer les importations de vins français qui font leur entrée dans la culture asiatique. Notre marché donnera accès à la clientèle des 7 millions d'habitants de Hong Kong mais aussi à toute l'Asie, et notamment aux 13 millions de plus hauts revenus chinois.

Source: Le Monde

Hong Kong classé comme l'économie la plus libérale du monde

Hong Kong a été classé comme l'économie la plus libérale du monde pendant la 14ème année consécutive par Heritage Foundation dans son étude de l'Index 2008 de la Liberté économique publiée mardi 15 janvier, a-t-on appris d'un communiqué de presse du gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong.

Selon ce rapport d'étude, Hong Kong s'est distingué exceptionnellement presque dans tous les aspects de la liberté économique.

Parmi les 10 aspects évalués, Hong Kong se classe au premier rang dans la liberté du commerce, la liberté de l'investissement, la liberté financière et les droits de propriété. Hong Kong occupe également la première place dans quatre autres domaines : la liberté fiscale, la dimension du gouvernement, la liberté monétaire et la liberté du travail.

Le rapport indique que le revenu et les taux de taxe de l'entreprise étaient très compétitifs et la taxation générale était relativement moins importante, en tant qu'une partie du produit intérieur brut (PIB).

Il indique également que la réglementation d'affaires de Hong Kong était simple, le marché du travail était hautement flexible et l'investissement à Hong Kong était fortement encouragé avec l'absence de restriction au capital étranger.

Heritage Foundation décrit Hong Kong comme un des grands centres financiers du monde. Selon cette étude, les droits de propriété étaient protégés par un système judiciaire indépendant et non corrompu.

Par rapport à Singapour, Hong Kong a mieux réussi dans la liberté du commerce, la liberté fiscale, la liberté de l'investissement et la liberté financière, tandis que Singapour est meilleur dans la liberté d'affaires, la dimension du gouvernement, la liberté monétaire, la liberté contre la corruption et la liberté du travail. Hong Kong et Singapour se rangent tous deux à la première place dans les droits de propriété.

"Nous sommes déterminés à soutenir la position de Hong Kong comme l'économie la plus libérale du monde", a dit John C Tsang, secrétaire financier de Hong Kong.

« Nous fournissons un bon environnement d'affaires pour que toutes les entreprises puissent entrer en concurrence sur un pied d'égalité et établir des règlements appropriés pour assurer l'intégrité et le bon fonctionnement d'un marché libre », a dit M Tsang.

L'étude a déterminé le degré de liberté économique de 157 économiques du monde, en évaluant 10 facteurs : liberté d'affaires, liberté du commerce, liberté fiscale, dimension du gouvernement, liberté monétaire, liberté de l'investissement, liberté financière, droits de propriété, liberté contre la corruption, et liberté du travail. Hong Kong a maintenu sa position en tant que l'économie la plus libérale du monde, suivi de Singapour et d'Irlande.

Source: People Daily

Shanghai 2010 : début des travaux pour l´espace des Meilleures Pratiques Urbaine

Les préparatifs de l'Expo Universelle de Shanghai se poursuivent et les travaux de construction d'une zone consacrée aux Meilleures Pratiques Urbaines ont débuté hier, dans le parc de Puxi. Cet espace de 110 mille mètres carrés permettra de découvrir comment les villes règleront les problèmes créés par l'urbanisation.

L'Espace des Meilleures Pratiques Urbaines sera situé au nord de la rivière Huangpu et constitue l'une des cinq zones du parc Expo. Un pavillon a thème a été érigé sur le site d'une centrale électrique vieille de 110 ans, la plus ancienne de Chine. La cheminée de cette centrale a été transformée pour l'occasion en une tour panoramique de 201 mètres de haut. Les visiteurs pourront profiter du haut de cet édifice d'une vue imprenable sur l'Expo. 4 expositions distinctes seront proposées au nord de ce pavillon dans des anciennes usines. Une fois terminés, ces espaces montreront les technologies et les avancées scientifiques les plus en pointe et oeuvreront pour la promotion d'une vie urbaine en phase avec l'objectif de développement durable. Au nord de cet espace des Meilleures Partiques se trouvera un "Quartier Urbain de Démonstration", sorte de modèle d'une cité futuriste respectueuse de l'environnement.

Vicente Gonzales Loscertales, Secrétaire Général, Bureau des Expositions Internationales

"Ce qui sera montré est particulièrement enthousiasmant, ce sont les pratiques les plus innovantes et profitables pour les villes. Ici, les citoyens viendront voir le futur, en tireront le meilleur et apprendront de ces expériences pour rendre leur vie en ville meilleure."

Pour l'heure, 80 villes dans le monde ont soumis leurs propositions pour de meilleures pratiques en ville aux organisateurs. 30 à 50 d'entre elles seront choisies pour être représentées à Shanghaï.

Ronan Daniel, CCTV

L'Exposition Universelle Shanghai 2010 : 196 pays et organisations internationales confirment leur participation

L'Erythrée, la Serbie et les Seychelles ont signé le 12 mars dernier un accord de participation avec le comité d'organisation de l'Exposition Universelle de Shanghai. Jusqu'ici le nombre de pays et d'organisations internationales participants totalise à 196, créant ainsi un record dans l'histoire de l'Exposition universelle.

Le jour même, le comité d'organisation de L'Expo a tenu une conférence de presse à Beijing. « Actuellement, la construction du parc de l'exposition, des projets clés qui s'y rattachent ainsi que d'autres infrastructure est en accélération » a indiqué Hanzheng, maire de Shanghai.

L'Exposition Universelle de Shanghai aura lieu du 1er mai au 31 octobre 2010. On estime qu'environ 200 pays et institutions internationales devraient y participer. 70 millions de visiteurs seront attendus.

Source: CRI

Petrochina devient le deuxième plus grand groupe du monde

Coté à Hongkong et bientôt à Shanghaï, le groupe pétrolier vaut plus cher que General Electric.

L'envolée des cours du pétrole et des indices boursiers chinois font au moins un heureux, le groupe pétrolier Petrochina. Coté à Hongkong depuis plus de sept ans, et cinquième plus grande capitalisation boursière mondiale il y a encore un mois - il pesait alors 285 milliards de dollars - Petrochina s'apprête à faire son retour en fanfare dans la mère patrie en se cotant à la Bourse de Shanghaï.

À cette occasion, le groupe souhaite lever quelque 8,94 milliards de dollars. Une somme presque « modeste » au regard de sa capitalisation actuelle puisqu'en quatre semaines, Petrochina s'est hissé au deuxième rang des groupes cotés mondiaux. Il pesait hier plus de 453 milliards ! Il s'agira néanmoins d'un record pour une introduction sur un marché de Chine continentale, et il devrait être facilement battu puisque la demande de titres dépasse déjà 440 milliards de dollars... Petrochina compte affecter à l'augmentation de ses capacités de production, ainsi que la modernisation d'une de ses raffineries les quelque 9 milliards de dollars d'argent frais à venir.

D'autres groupes suivront son exemple. Après avoir bondi de 130 % l'an dernier, puis pratiquement doublé depuis janvier, la Bourse de Shanghaï reste insatiable. Pour les candidats au marché, les doubles cotations (Shanghaï/Hongkong) sont de plus en plus fréquentes, tandis que les entreprises seulement cotées à Hongkong reconsidèrent Shanghaï, moribonde au début des années 2000.

Alibaba.com valorisé cent fois ses bénéfices

Le dynamisme de ces deux grands marchés d'Asie a en tout cas propulsé les entreprises chinoises dans le top 10 des plus grands groupes mondiaux. On en dénombre cinq dans ce classement d'élite, actifs dans la finance, les télécoms ou le pétrole. Les États-Unis, première économie mondiale, n'y comptent plus que trois représentants. Et des étoiles montantes promettent de bousculer les classements dans d'autres secteurs : la société chinoise de commerce en ligne Alibaba.com a pu lever 1,5 milliard de dollars au prix maximum prévu par la société grâce à l'engouement du public, a-t-on appris hier. Sa cotation prévue le 6 novembre prochain à Hongkong valorisera la société à un prix cent fois supérieur aux bénéfices attendus cette année... Une cotation à Shanghaï suivra peut-être. L'appétit reste immense. Ces derniers mois les assureurs China Life et Ping An, ou encore Shenhua Energy, le numéro un du charbon, ont soulevé l'enthousiasme des foules lors de leur arrivée en Bourse, en s'adjugeant d'entrée de jeu entre 40 % et 110 %.

Source: Le Figaro